Pascal painting in Pamplemousses

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2070, un avenir inévitablement culturel


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Musée de Mahébourg

Que va-t-il se passer quand nos plages ne seront plus là ? Car il ne faut pas se leurrer, avec le réchauffement climatique, nos plages vont disparaitre dans les cinquante années à venir. Qu’allons-nous offrir aux touristes visitant notre île ? N’est-il pas temps de se préparer à cette éventualité ? La pandémie nous a offert un petit avant-goût d’une économie sans revenu touristique. N’est-il pas temps pour investir dans la culture ? Et là, je ne parle pas de religion. Il serait grand temps d’avoir un ministère de l’Art et du Patrimoine Culturel AINSI QU’UN ministère du Culte. Il faudrait pouvoir nommer un ministre responsable d’un ministère de l’Art et du Patrimoine Culturel issu de la société civile ; tout comme l’« Attorney General », ce dernier ne serait pas obligatoirement élu. Ensuite, il faudrait créer des musées gérés par des professionnels et les placer ailleurs que dans les villes. Pour réussir le tournant culturel de l’île, il est essentiel d’implanter des centres culturels, des musées, des galeries d’art et des jardins botaniques partout dans l’île. Tout comme Singapour, l’île Maurice pourrait devenir un pays incontournable culturellement. Les échanges entre les musées du monde entier seraient alors possibles. À l’heure qu’il est, il serait inconcevable pour un musée étranger de nous envoyer des œuvres, car nos musées ne sont pas aux normes. Avec notre passé, nous pourrions être un carrefour pour des expositions venant de plusieurs continents. Il faut rénover les édifices historiques et apprendre à accepter notre passé. Il faut créer des muséologues, des curateurs, des gestionnaires d’édifices culturels, des conservateurs, des restaurateurs d’art. Il faudrait pouvoir inviter le public à mettre en consignation des œuvres d’art en leur possession dans les musées afin de minimiser les coûts d’achat des œuvres. Il faut créer de nouveaux jardins botaniques ouverts au public. Mettre en place des formations obligatoires d’éducation civique et environnementale pour les jeunes. Et ce n’est que le début ! Encore une fois, Singapour l’a compris bien avant nous. Ne possédant pas de belles plages, ce pays a tablé sur l’art, la culture, la nature et le patrimoine historique. Son « Garden by the Bay » ouvert en 2012 a accueilli 50 millions de visiteurs en 2018. L’île Maurice pourrait, avec une réelle volonté politique, se préparer pour les années qui viennent. Il est grand temps de permettre à l’Art et la Culture d’être un moteur de l’économie. Aujourd’hui, un musée comme Le Louvre rapporte dix fois plus qu’il ne coute (selon un article du Figaro par Claire Bommelaer). C’est maintenant qu’il faudrait commencer à travailler sur cette île Maurice « Carrefour des Mondes » où se mêleraient amour de la nature et de l’environnement et brassage des cultures de tous les continents. C’est maintenant qu’il faudrait amorcer ce tournant essentiel afin d’être prêt à affronter les années 2070.